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Et pourquoi nous n'irions pas sur la nouvelle planète habitable Kepler ?



Tout dans l'espace est limité par la vitesse de la lumière, en revanche l'espace-temps, ne l'est pas, des scientifiques de la NASA étudie en laboratoire la faisabilité de voyages supraluminiques

Une équipe scientifique vient, d'annoncer dans la revue Science, la découverte d'une exo-planète atypique, détectée par le télescope spatial « Kepler ». La Nasa confirme l'existence de la première planète extrasolaire similaire à la Terre, avec une double particularité jamais rencontrée jusqu'à présent, cette planète est d'une taille comparable à celle de la Terre et se situe dans la zone habitable de son système solaire. Autrement dit, ce serait la seule exo-Terre, parmi les 1760 exo-planètes découvertes depuis 1995. C'est à dire, une planète potentiellement habitable, ou abritant peut-être la vie, car, à une distance parfaite autour de son soleil pour posséder de l'eau à l'état liquide et recevoir suffisamment d'énergie.

Cela dit, même si c'est une soeur jumelle de la Terre, et ce nouveau monde du plus grand intérêt à explorer, la planète est tout de même située à quelques 500 années-lumière. Et, avec la technologie actuelle impossible d'y mettre les pieds avant quelques 2 millions d'années ! autant dire, une éternité. La seule solution c'est donc d'inventer des technologies qui permettraient de voyager plus vite que la lumière, et bien sûr, cohérente avec la théorie de la relativité d'Einstein qui interdit d'atteindre une vitesse supérieur à environ 300 000 km/s.

Après quelques investigations sur les recherches de nos théoriciens du siècle dernier, on retrouve parmi les meilleurs idées les travaux du physicien mexicain Miguel Alcubierre, avec un modèle mathématique qui ne contredit en aucun cas la théorie de la relativité d'Einstein.

"Que nenni !" répond, Miguel Alcubierre, il suffit de manipuler l'espace-temps lui même, il peut-être contracter et étendu à n'importe quelle vitesse, dans cette solution ce n'est plus le vaisseau qui se déplace mais l'espace-temps qui bouge autour ce dernier, enfermé dans une sorte de bulle sphérique.

Concrètement, pour bien comprendre le phénomène, un vaisseau spatial serait attaché à un grand anneau l'encerclant, et ce dernier créerait la déformation de l'espace-temps autour du vaisseau. Un moteur à distorsion ferait passer instantanément l'espace devant le vaisseau derrière ce dernier, phénomène plus connu sous le nom de « Warp drive ou distorsion », et que l'on retrouve dans le dernier Star Trek ou l'Entreprise se déplace plus vite que la lumière dans l'hyper-espace. De manière schématique, si vous prenez un tapis roulant dans un aéroport. Le tapis roulant se déplace plus vite que vous marchez! Le piéton dépasse sa vitesse limite parce que le sol se déplace sous ses pieds.

Le hic ! c'est que dans la réalité créer des distorsions dans l'espace-temps nécessitent des densités d'énergie colossales et réaliser une distorsion de l'espace-temps autour d'une bulle sphérique reste en l'état de la science fiction. Sous cette forme, elle exigerait une énergie capable de pulvériser la masse de la planète Jupiter, humainement inconcevable. Un ingénieur de la NASA, Harold White, à alors, repris les calculs du théorème d'Alcubierre et a fait une découverte majeure, en remplaçant la bulle sphérique par une forme ovoïde, cela change tout, la quantité d'énergie nécessaire pour créer une distorsion de l'espace-temps et se déplacer à une vitesse plus rapide que la lumière, serait des millions de fois moins importante. En outre, « un tel système de propulsion permettrait à un vaisseau spatial d'atteindre Alpha du Centaure en moins de 14 jours malgré les 4,3 années-lumières qui nous séparent de ce système stellaire » précise Harold White.

Du coup tous les rêves sont permis, et kepler serait à quelques mois d'un voyage intersidéral, qui en réalité n'en est plus un puisque l'engin lui-même n'a plus à se déplacer au sens classique du terme. Est-ce faisable, tout cela ? ou simplement un doux rêve de quelques scientifiques farfelues, - les scientifiques farfelus ont aussi leur Nobel. La NASA se penche très sérieusement sur le cas, mais passer de la théorie à une mise application à l'aérospatiale n'est pas si simple, sans compter le budget qui risque de faire grincer les dents de plus d'un responsable politique américain.

Pour le moment, au Centre spatial Johnson, l'équipe du Docteur White reproduit dans leur laboratoire, le modèle à petite échelle en générant avec un anneau de condensateurs en céramique soumis à un haut voltage de microscopiques bulles de distorsion. A l'aide d'un interféromètre de Michelson-Morley, ils peuvent mesurer les perturbations microscopiques de l'espace-temps et apporter ainsi une preuve expérimentale qu'ils affectent ce dernier. Maintenant, ici, c'est l'expérience qui démontre la faisabilité de ces techniques, fait la différence avec la théorie et valide cette dernière.

Si la NASA finance un programme pour étudier la faisabilité de voyages supraluminiques, c'est qu'elle pense réellement pouvoir maîtriser un nouveau système de propulsion de ce type d'ici quelques années. Le voyage interstellaire s'annonce très difficile mais pas impossible, dès lors on peut se garder un peu d'espoir de visiter Kepler plus rapidement que prévu. En outre, les astronomes sont convaincus de trouver une planète vivante bien plus près de notre Terre, il pourrait en exister 4,4 milliards, selon Franck Selsis, Chargé de Recherche CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux. Qui a dit que l'on était seul dans l'univers ? Le site consacré au 100 Year Starship Symposium.


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