Fukushima, le péril nucléaire

Surfandbiz | Blog Dofollow | jeudi 23 février 08:46 | Developpement durable

Le Japon vit depuis plusieurs jours des moments tragiques, avec une population durement touchée, des sinistrés, des disparus, mais aussi des morts qui se comptent désormais par milliers.

 
Fukushima, le péril nucléaire

A travers le monde, les autorités et les scientifiques, s'interrogent maintenant, sur cette catastrophe naturelle et son impact direct sur une centrale nucléaire. Car le Japon n'est pas le seul pays a faire fonctionner un parc de réacteurs aussi important, la France dispose également de 58 réacteurs nucléaires. Pour bien prendre conscience de ce qui est arrivé Japon, il est nécessaire de comprendre les facteurs clés aggravants de ce désastre nucléaire et humain. Depuis deux décennies, une série d'événements extrêmes ont eu lieu sur toute la planète, comme des inondations dévastatrices, le doublement annuel du nombre de cyclones et de typhons de catégorie 4 et 5, le stunami du Sri Lanka et maintenant le stunami du Japon, premier effet colatéral du glissement entre la plaque niponne de Okhostsk et la plaque pacifique. Même, s'il n'y a pas de corrélation entre un séisme et la dangerosité d'évènements climatiques dus au réchauffement planétaire. Il est évident que les nuisances de l'activité humaine multiplient les catastrophes naturelles et le risque d'enchaîner les cataclismes.

La secousse sismique ressentie au Japon a atteint la magnitude de 8.9, ce séisme est l'un des plus puissants que l'on connaisse depuis les premiers relevés sismographiques. L'épicentre de cette secousse se situait à une profondeur de 10 000 mètres en plein océan pacifique à 134 kms de l'archipel, produisant du même coup une onde de choc. Des kilomètres carrés d'océan se sont soulevés de quelques centimètres à l'épicentre, pour se transformer en une vague géante à proximité des côtes japonaises, submergeant tout sur son passage, et dévastant les centrales exposées. Sur les 55 réacteurs nucléaires en fonctionnement, 11 réacteurs ont été affectés par le séisme à des degrés divers. Bien sûr, les réacteurs nucléaires japonais respectent des normes anti-sismiques, leurs installations sont prévues pour résister à une magnitude de 7, mais certainement pas à un hyper stunami. Quand à un séisme de magnitude 7, il libère à lui seul autant d'énergie qu'une trentaine de séisme de magnitude 6, ce séisme était de 8,9 avec les conséquences que l'on connait et un peuple meurtri.

On imagine que la perte de controle des réacteurs du site Fukushima ne découle pas seulement du séisme, mais aussi du stunami. On ne pouvait pas, ne pas prendre en compte le fait, qu'un jour ou l'autre, un stunami plus puissant que les autres, dévasterait les côtes, sachant que l'on ne peut pas se protéger d'un tel impact. Et, lorsque que l'on sait que l'eau peut endommager facilement n'importe quel élément primordial à l'arrêt automatique d'un réacteur comme au bon fonctionnement du système de sécurité ou de la réfrigération du coeur. On se demande pourquoi des ingénieurs qui savent qu'ils sont frappés régulièrement par des stunami, ont installé toutes les centrales nucléaires en bordure de l'océan, voir à quelques mètres de la plage, alors que le pays très montagneux permet de construire bien au-dessus du niveau de la mer. Alors, pourquoi ce choix dans un pays surpreuplé ? On peut y voir une erreur majeure, mais aussi des raisons économiques et techniques. On utilise de l'eau de mer pour réfrigérer les réacteurs à eau bouillante des centrales japonaises, et cela aurait été plus difficile et moins rentable de pomper de l'eau à partir d'une colline.

Qui parle aujourd'hui, dans les médias du danger de l'implantation des centrales situées en zone côtière de part le monde, ou de la nécéssité d'une modification des bâtiments des centrales pour les faire résister à un séisme de magnétude 9. Les nombreux déséquilibres à l'échelle mondiale montrent bien qu'il faut revoir certaines normes de sécurité, face à la croissance et l'intensité des catastrophes naturelles qui nous attendent à l'aube de ce XXIè siècle. De nombreux scientifiques soulignent aujourd'hui, une nouvelle fois leur inquiétude, et la nécessité que le monde prenne conscience du danger du nucléaire civil, à l'heure ou l'on doit gérer encore pour quelques décennies, une énergie dangereuse qui doit de toute façon disparaitre avec la baisse de la production d'uranium.

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Juste
Ecrit le 03 09 2011

La réalité dépasse parfois la fiction, cette catastrophe pose la question de la solidité et de la résistance des installations nucléaires face à des phénomènes naturels dont l'ampleur prend des proportions exeptionnelles avec le réchauffement planétaire, que ce soit des des tornades, des séismes, des ras de marée, ou des ouragans gigantesques qu se déplacent sur la planète. Mais sans tomber dans la parano, il n'y a pas que les catastrophes naturelles, l'usine de la Hague avec ses réacteurs nucléaires et piscines de stockage où se trouvent entreposé de quoi éliminer une grande partie de la population, seraient autant de cibles pour des terroristes. Même si en théorie, bien sûr c'est impossible de franchir un périmètre de sécurité, de perforer des mètres de béton, et des cuves d'acier dont l'épaisseur est évidemment prévue pour prévenir tout type d'accident.

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